Chauriat
Auvergne-Rhône-Alpes, Puy-de-Dôme
Chauriat, Petite Cité De Caractère®
Chauriat est reconnue comme une Petite Cité de Caractère®. Cette marque témoigne de la qualité des patrimoines locaux et de l’engagement de la commune à les protéger et à les mettre en valeur. Autour de cette question centrale, se construit un tourisme à dimension humaine, privilégiant la qualité d’une rencontre, le plaisir de découvrir des pépites patrimoniales, de flâner dans la cité, d’être acteur d’une animation culturelle, d’aller au marché... Dans le Puy-de-Dôme, venez découvrir nos Petites Cités de Caractère®, leur histoire, leurs patrimoines et leurs habitants, et apprécier un certain art de vivre. Vous y trouverez cette carte numérique qui vous permettra de repérer facilement les différents points d’intérêts pour vous aider dans votre découverte.
Présentation
L’église Saint-Julien
Elle a été donnée au XIe siècle à l’ordre clunisien avec les deux autres églises de Chauriat. Elle est dédicacée à Saint-Julien et donc achevée, au moins pour le chœur, en 1095. Les aléas climatiques et humains ont altéré son apparence, l’amputant de ses chapelles rayonnantes et de ses tribunes. Jumelle de l’église de Saint-Nectaire, dont elle partage le plan et l’équipe de bâtisseurs, son clocher octogonal, détruit à la Révolution, a été reconstruit sur le modèle de Saint-Saturnin. Une partie du décor polychrome (façade sud) est lié à une restauration de l’architecte Aymon Gilbert Mallay dans la première partie du XIXe siècle. Architecte spécialiste dans la restauration des Monuments Historiques en Auvergne, il a la charge de la restauration de l’église Saint-Julien après son classement sur la première liste de classement des Monuments Historiques en 1840.
L’église Sainte-Marie
Fondée à l’époque carolingienne et présentant des remplois gallo-romains, elle a été remaniée au XIIe siècle. À la Révolution française, elle est vendue comme bien national à Claude-Antoine Rudel du Miral qui la transforme en grange. Par la suite, elle est transformée en chai (lieu de stockage où a lieu la vinification). Aujourd’hui, elle est occupée par les « Caves de l’abbaye ». L’église Sainte-Marie est un édifice roman qui a conservé une partie de son décor peint et des chapiteaux de factures anciennes encore visibles actuellement. Par la suite, le clocher est transformé en pigeonnier et orné de pigeons sculptés et de symboles franc-maçon, ordre auquel appartient Rudel du Miral. Elle abrite la tombe de la famille Rudel du Miral.
Le fort villageois
Créé et agrandi entre 1286 et 1465, le fort perd peu à peu de son utilité. Sur l’une des maisons, rue de l’abbaye, à côté de l’église Sainte-Marie, un blason de 1610 rappelle la présence d’une ancienne tour. Un peu plus loin, dans la rue des vignerons, se dresse encore une tour du XVe siècle, transformée par la suite en pigeonnier. Les limites maximales de son extension correspondent au boulevard qui crée un périphérique. Non loin, les quatre portes (intactes jusqu’en 1786 puis vendues) du fort sont encore visibles aujourd’hui, dans les rues des vignerons et de Voilhat.
L’évolution de l’enceinte
La première enceinte date du XIIIe siècle, avec un fossé en eau attesté en 1283. Elle est empoissonnée avec un droit d’usage pour les habitants. La population croissant, le fort s’agrandit, entourant les églises, par étapes successives entre 1396 et 1452. À la fin du XVIIIe siècle, l’enceinte du fort a été détruite pour permettre la circulation de l’air en raison des épidémies, ses pierres ont été réutilisées dans la construction des maisons.
La maison vigneronne
L’essor de l’activité agricole a profité à Chauriat. La maison vigneronne est reconnaissable à son escalier extérieur qui donne accès au premier étage (lieu de vie) et à la galerie couverte qu’on appelle estre, qui court le long de l’étage du grenier. La bâtisse regroupe les fonctions artisanales (cave, cuvage) et l’habitation (logis, grenier).
La fontaine
Auparavant située au centre la place, la fontaine se trouve désormais à côté de l’église. Elle est reconnaissable à son bassin octogonal en pierre de Volvic, avec une pile carrée dont chaque face possède un dégorgeoir. Sur le chapiteau, un vase est orné de grappes de raisin et de feuilles de vignes, rappelant le passé viticole. Elle a été refaite à l’identique d’après des photos anciennes par le sculpteur Jean Chautard.
La halle au blé
Située à la place de l’ancien cimetière, elle est élaborée par l’architecte Emile Louis Dalbine et érigée en 1889 par les fonderies Cassoret d’Arras, spécialistes des kiosques à musique. La halle au blé possède des ornements ressemblant plus à des clefs de sol qu’à des outils liés au travail du blé. Elle est l’une des deux halles métalliques de la seconde moitié du XIXe siècle, conservée dans le département avec celle de Plauzat.
La borne Michelin
Ce type de borne est utilisée dans les grands carrefours dès le début du XXe siècle. André Michelin a milité pour un numérotage des routes dès 1912 afin de faciliter encore plus la navigation routière avec une signalisation simple, efficace et pérenne. De la fin de la première guerre mondiale et jusque dans les années 1970, les plaques sont en lave émaillée et leur support en béton armé.
La maison Deslandres
Elle a été construite au XVIIIe siècle dans un style baroque (vase Medicis en ornement sur le faîtage) puis elle a été restaurée au XIXe siècle dans le style néo-gothique. Elle a appartenu à un officier du Premier Empire le capitaine Desmales, puis elle est transmise par héritages successifs à Léon Deslandres, inspecteur général des Eaux et des Forêts qui plante les arbres dans le parc.
L’Hôtel Rudel du Miral
Aujourd’hui la mairie cet hôtel particulier a été construit par Claude-Antoine Rudel du Miral à la fin du XVIIIe siècle. Elle est ornée de décors peints et sculptés mélangeant de symboles francs-maçons, notamment un Ouroboros qui évoque le cycle refermé sur lui-même et le chaos ou encore la Lune et le Soleil représentent la femme et l’homme ou le positif et le négatif. Claude-Antoine Rudel appartient à la noblesse locale. Natif de Chauriat, il épouse une demoiselle du Miral. Il étudie le droit puis devient avocat au Parlement de Paris. Il est maire de Thiers trois fois. Il se rallie aux idées révolutionnaires et en 1792, devient député du Puy-de-Dôme. Il se prononce contre la peine de mort de Louis XVI et s’oppose à Robespierre. Il est aussi l’un des acteurs majeurs dans la redécouverte au XIXe siècle des travaux d’Olivier de Serres, père de l’agriculture.
La maison du Peuple
Le maire, Jean-Baptiste Farnoux, a mandaté l’architecte Antoine Fustier pour réaliser une maison du peuple. Elle est inaugurée en grande pompe en 1938 en présence de Marx Dormoy, homme politique français (membre de la SFIO), ministre de l’Intérieur du Front Populaire. Elle est de style régionaliste moderne, très utilisé dans les constructions de l’époque du front-populaire avec son fronton et ses peintures murales célébrant la liberté et le travail. Son décor est d’origine. La maison du Peuple est un lieu de rencontre de la classe ouvrière, mais elle a également fait office de mairie, de sanitaires et de bains-douches.
Ralph Stackpole
Né aux États-Unis en 1885, il est le chef de file du mouvement "art déco américain". Sculpteur, peintre, muraliste et éducateur d’art, il est le mécène et l’ami de Frida Kahlo. Son œuvre la plus connue est « Pacifica », réalisé pour la Golden Gate Exposition de 1939- 1940. Il s’installe à Chauriat en 1952. Son œuvre « Pierres pour un Palais de Fougères » réalisée en pierre Volvic sculptée pour un salon à Paris en 1964 sera exposée à Athènes en 1965 lors des Panathénées de la sculpture mondiale. Ses œuvres deviennent progressivement moins figuratives et il développe un gout pour l’abstrait. En 1964, il fait partie des artistes honorés par l’Institut d’Art de San Francisco. Entre 1965 et 1972, il est membre du jury du Prix des Volcans de Clermont-Ferrand. Son dernier grand projet en 1973 concerne un concert en plein air à Chauriat. Il meurt la même année à l’âge de 88 ans.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes, Petites Cités de Caractère® du Puy-de-Dôme et par la commune de Chauriat.
Il est soutenu financièrement par la convention FNADT du Commissariat Massif Central, par l'appel à projet « patrimoine et numérique » de la Région Auvergne Rhône- Alpes, et par la Fondation d’Entreprises du Crédit Agricole Centre France.
Le plan de la commune (visuel de fond) a été réalisé par Lemoineau.
Les traductions en anglais ont été réalisées par Kim Spychalski.
Les voix ont été produites et enregistrées par Nathalie Moniot (version française), Tamara Souverain (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Julie Baudin. Les photographies réalisées par Julie Baudin ont été subventionnées par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Les vidéos ont été produites et réalisées par Petites Cités de Caractère®.
Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes, Petites Cités de Caractère® du Puy-de-Dôme et par la commune de Chauriat.
Il est soutenu financièrement par la convention FNADT du Commissariat Massif Central, par l'appel à projet « patrimoine et numérique » de la Région Auvergne Rhône- Alpes, et par la Fondation d’Entreprises du Crédit Agricole Centre France.
Le plan de la commune (visuel de fond) a été réalisé par Lemoineau.
Les traductions en anglais ont été réalisées par Kim Spychalski.
Les voix ont été produites et enregistrées par Nathalie Moniot (version française), Tamara Souverain (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Julie Baudin. Les photographies réalisées par Julie Baudin ont été subventionnées par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Les vidéos ont été produites et réalisées par Petites Cités de Caractère®.
Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.






