Châteldon
Auvergne-Rhône-Alpes, Puy-de-Dôme
Châteldon, Petite Cité De Caractère®
Châlteldon est reconnue comme une Petite Cité de Caractère®. Cette marque témoigne de la qualité des patrimoines locaux et de l’engagement de la commune à les protéger et à les mettre en valeur. Autour de cette question centrale, se construit un tourisme à dimension humaine, privilégiant la qualité d’une rencontre, le plaisir de découvrir des pépites patrimoniales, de flâner dans la cité, d’être acteur d’une animation culturelle, d’aller au marché... Dans le Puy-de-Dôme, venez découvrir nos Petites Cités de Caractère®, leur histoire, leurs patrimoines et leurs habitants, et apprécier un certain art de vivre. Vous y trouverez cette carte numérique qui vous permettra de repérer facilement les différents points d’intérêts pour vous aider dans votre découverte.
Présentation
Le Vauziron et ses berges
La rivière prend sa source au Rez-de-Sol, curiosité géologique constitué d’un filon de quartz, et se jette dans la Dore, un affluent de l’Allier. Les berges du Vauziron ont été aménagées, en aval, en circuit piétonnier.
Les remparts et leurs tours
À la fin du XIIIe siècle, l’enceinte ne protège que le château et ses dépendances : écuries, pressoir et basse-cour. La seconde enceinte et ses fortifications construites au siècle suivant comporte de nombreuses tours, constructions massives en granite, percées de meurtrières et reliées entre elles par l’ancien rempart. Il reste encore plusieurs tours et pans du mur d’enceinte sur lesquels s’appuient des habitations et notamment la mairie.
Le pont des Dames (couvent des Clarisses)
Construit à partir de 1650, il permet alors aux religieuses de franchir le Vauziron. Seul le nom du pont atteste de leur présence à Châteldon. Le couvent des Clarisses, confirmé par Louis XIV en 1667, était constitué d’une cour, d’un parloir, d’un cloître, d’une chapelle et d’une sacristie. Il a été occupé pendant plus d’un siècle puis abandonné faute de revenus. Il est vendu en 1791, pendant la Révolution, en tant que bien national.
L’ancien couvent des Cordeliers
Fondé en 1463 par le seigneur de Châteldon, Philippe de Vienne, le couvent suit la règle de saint François et est rattaché à l’Observance. Il est composé d’une église, d’un réfectoire, de dépendances, d’une cuisine, d’un dortoir, d’un cloître et d’une salle capitulaire. Lors de la Révolution française, l’église a été pillée et détruite, ne laissant que les gisants des fondateurs. En 1791, il est vendu comme bien national. Le couvent est démoli en 1861 et les pierres ont servi à la construction des maisons.
Les maisons des vignerons
Le XVIIème siècle voit se développer la culture de la vigne sur les coteaux. Le vin devient ainsi le principal revenu de Châteldon. Témoins de ce passé viticole, les maisons des vignerons construites en pisé et pans de bois au XVIIe siècle, sont reconnaissables à leur escalier extérieur desservant une galerie couverte (estre ou aire). Au rez-de-chaussée, le bâti regroupe les fonctions viticoles avec la cave et le cuvage. L’habitation avec le logis est située au premier étage et les combles protègent les récoltes. Elles abritent aujourd’hui un gîte de caractère.
La source d’eau minérale
L’eau aurait été prescrite par le docteur Fagon, médecin du roi, à Louis XIV, pour apaiser ses problèmes digestifs. Le roi l’apprécie tant qu’il s’en fait livrer à Versailles. En 1778, le docteur Desbrest, intendant des eaux minérales de Louis XVI, publie un ouvrage sur ses propriétés bienfaisantes. Elle devient la première source d’eau à être exploitée en France. Elle est ensuite commercialisée et un établissement thermal voit le jour. L’essor du thermalisme à Vichy met fin à celui de Châteldon. On trouve, aujourd’hui, l’eau de Châteldon sur les tables des meilleurs restaurateurs, certaines épiceries fines et chez les commerçants de la ville.
Le beffroi
Le beffroi constitue la porte d’accès de la première enceinte, sans doute dès la fin du XIIIe siècle. Dans la rue des Éperons, trois contreforts en sont des vestiges encore visibles. À l’origine, il s’agit d’une simple tour carrée. La porte en plein cintre en roche volcanique (basalte) ouvre sur la basse-cour du château. La tour a ensuite été transformée en horloge monumentale au XVIIIe siècle. Au XXe siècle, des colombages, un clocher à lanternon et la maçonnerie en moellons de granite sont rajoutés lors de sa restauration. Les ouvertures carrées dans les éléments de charpente sont des vestiges des communications avec le chemin de ronde.
Le château
Sur un site utilisé depuis le XIIe siècle, le château est une place stratégique entre Bourbonnais, Auvergne et Forez. Le bâtiment actuel date du XIIIe siècle avec de nombreuses modifications aux siècles suivants, en particulier aux XVe et XVIe siècles pour l’enceinte qui peut atteindre 18 m de haut. Le château est lourdement endommagé au XVIIIe siècle par André Hébert, qui détruit les combles et utilise les pierres pour remanier son domaine de La Motte.
Point de vue
Cet emplacement offre une vue panoramique sur le bourg et le château. Le château, du haut de ses murailles, est plusieurs fois remanié. A l’entrée du château, on aperçoit l’aile septentrionale, partie la plus ancienne protégée à l’époque par un fossé aujourd’hui asséché. Le pré pentu situé en contrebas, surnommé « le cimetière des Anglais », aurait servi de sépulture à des pillards anglo-bourguignons morts au cours d’un assaut en 1433, pendant la guerre de Cent Ans. Parmi les tours rondes encore visibles, plusieurs appartiennent à la deuxième enceinte, construite à partir du XVe siècle et démolie en grande partie aux siècles suivants.
Le buste de Joseph Claussat
Député Maire socialiste de Châteldon, Joseph Claussat se définit comme le candidat des pauvres. Né en 1874, médecin en 1899, il est élu Maire de Châteldon en 1908 et réélu jusqu’à sa mort à 51 ans en 1925. Député du Puy-de-dôme en 1911, il intègre la commission de l’agriculture puis celles de l’hygiène et des marchés. Il sera réélu à 3 reprises, l’enfant du pays acquière une notoriété nationale. Dans son dernier discours, il cite Montesquieu : « Pour qu’une république démocratique puisse vivre, il faut qu’elle soit vertueuse ». Ce buste est l’œuvre du sculpteur Raoul Mabrut. Son inauguration réunit en juillet 1931, Léon Blum, Alexandre Varenne, fondateur du journal La Montagne, quelques autres dignitaires du Parti socialiste, mais aussi 5 000 anonymes.
Les Gisants
Etranges « gisants » … debout, aux trois quarts enterrés, encadrant la porte d’une ancienne boulangerie. Il s’agit probablement des statues de Philippe de Vienne, seigneur de Châteldon de 1436 à 1460, et de son épouse, Pétronille de Chazeron, enterrés dans l’église du couvent des Cordeliers qu’ils ont fait édifier au XVe siècle. Couvent et église ont été détruits au cours de la Révolution.
La Maison Sergentale
Cette magnifique maison d’angle à colombages, au nom d’origine inconnue, construite au XVe siècle, est l’une des plus anciennes de Châteldon. Au rez-de-chaussée, maçonné en arkose (roche sédimentaire), un étal surmonté d’une ogive en anse de panier rappelle sa vocation commerciale. La façade du premier est divisée en trois registres de décharges en croix de Saint-André. Celle du second associe croix de Saint-André et petits potelets disposés en chevrons. Les étages sont reliés par une tourelle extérieure abritant un escalier à vis et présentent de superbes encorbellements.
L’Hôtel Dieu
À l’emplacement d’une ancienne maladrerie, le comte de Lude, Jean de Daillon, fonde par charité dans la seconde moitié du XVIe siècle un Hôtel Dieu. Il possède jusqu’à huit lits et une chapelle. Actuellement, il ne reste que la façade à pans de bois, le reste a été détruit pendant la Révolution.
L’ancienne pharmacie
Cette maison à colombages et encorbellements date de la fin du Moyen Âge. Elle donne sur la place Jean-Jaurès ainsi que sur la rue des Boucheries par deux larges baies en plein cintre. Le rez-de-chaussée est construit en arkose (roche sédimentaire) avec des baies en anses de panier munies d’étals rappelant sa vocation commerciale. Le bas de la porte d’entrée est sculpté d’un double caducée (symbole des pharmacies : une coupe entourée d’un serpent) encadrant le visage d’un lointain propriétaire. L’étage est composé de croix de Saint-André. Au second, le balcon repose sur des aisseliers de bois et il est protégé par un auvent en prolongement du toit. Cette maison accueille aujourd’hui des expositions et une résidence d'artistes.
La fontaine de la Place Jean Jaurès
Dressée au centre de la place, elle est dotée d’un bassin octogonal. La fontaine se compose d’une pile carrée coiffée d’un chapiteau avec une pyramide en son sommet. Chaque face dégorgée est ornée d’un soleil à visage humain d’où l’eau sort par la bouche. Le Soleil évoque le roi Louis XIV appelé aussi le Roi Soleil, qui appréciait l’eau de Châteldon.
L’église Saint-Sulpice
De style gothique, elle a été bâtie en 1430 pour remplacer une église du XIIe siècle dont seul un mur a été conservé. Le premier édifice aurait été refait ou fondé par Isabelle de Montaigut, d'après un acte de 1314. C'est l'édifice religieux le plus imposant du canton : 36 mètres de long, 19 mètres de large, avec un clocher haut de 30 mètres. L'église faisait partie intégrante de la seconde enceinte ; son rôle défensif originel explique l'absence d'ouverture à l'ouest. Elle comprend une nef en abside à cinq travées avec des bas-côtés desservant les chapelles latérales, percés en 1767 pour l'agrandir. Elle abrite une Vierge en majesté en bois du XIIIe siècle et une Vierge à l'enfant en bois ciré du XVIIIe siècle. Le clocher, une tour carrée à toit en pavillon surmontée d'un lanternon plusieurs fois reconstruit, abrite 2 cloches dont la plus ancienne date de 1736.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes, Petites Cités de Caractère® du Puy-de-Dôme et par la commune de Chateldon.
Il est soutenu financièrement par la convention FNADT du Commissariat Massif Central, par l'appel à projet « patrimoine et numérique » de la Région Auvergne Rhône- Alpes, et par la Fondation d’Entreprises du Crédit Agricole Centre France.
Le plan de la commune (visuel de fond) a été réalisé par Lemoineau.
Les traductions en anglais ont été réalisées par Kim Spychalski.
Les voix ont été produites et enregistrées par Marie Léger (version française), Tamara Souverain (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Julie Baudin. Les photographies réalisées par Julie Baudin ont été subventionnées par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Les vidéos ont été produites et réalisées par Petites Cités de Caractère®.
Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes, Petites Cités de Caractère® du Puy-de-Dôme et par la commune de Chateldon.
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Les traductions en anglais ont été réalisées par Kim Spychalski.
Les voix ont été produites et enregistrées par Marie Léger (version française), Tamara Souverain (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Julie Baudin. Les photographies réalisées par Julie Baudin ont été subventionnées par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
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Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.






