Ambronay
Auvergne-Rhône-Alpes, Ain
Ambronay Petites Cités de Caractère®
Ambronay est reconnue comme une Petite Cité de Caractère®. Cette marque témoigne de la qualité des patrimoines locaux et de l’engagement de la commune à les protéger et à les mettre en valeur. Autour de cette question centrale, se construit un tourisme à dimension humaine, privilégiant la qualité d’une rencontre, le plaisir de découvrir des pépites patrimoniales, de flâner dans la cité, d’être acteur d’une animation culturelle, d’aller au marché... Dans l’Ain, venez découvrir nos petites cités de caractère®, leur histoire, leurs patrimoines et leurs habitants, et apprécier un certain art de vivre. Vous y trouverez cette carte numérique qui vous permettra de repérer facilement les différents points d’intérêts pour vous aider dans votre découverte.
Ambronay, au fil des siècles
Entre la plaine de l’Ain et les premiers reliefs du Bugey, sur un promontoire naturel, Ambronay est habité depuis l’Antiquité. Le bourg, organisé autour de l’abbaye bénédictine fondée vers l’an 800 par Barnard, officier de Charlemagne devenu moine, conserve l’empreinte de son passé fortifié. Grâce à son indépendance confirmée par le pape Léon IX en 1050, l’abbaye rayonne durant des siècles. Aux XIIIe et XIVe siècles, la commune se développe derrière ses remparts. Dauphinoise, savoyarde puis française, Ambronay traverse les conflits, se reconstruit et s’étend dès la fin du XVe siècle au-delà de ses murs. De cette histoire restent des ruelles étroites, des maisons anciennes, des vestiges de tours et un puissant sentiment d’unité. Ambronay n’est ni tout à fait un village, ni tout à fait une ville : c’est une cité patrimoniale vivante, qui conjugue mémoire et création.
Abbaye d’Ambronay
L’abbaye d’Ambronay est un ancien monastère bénédictin centré sur l’abbatiale Sainte-Marie. Au XIIIe siècle, les moines ont commencé à ériger une façade probablement à deux clochers avec trois portails, dont seul le portail central et le portail nord subsistent. Le cloître gothique, clos est réservé aux moines, est bordé par le réfectoire, cuisine, cellier et dortoirs ainsi que d’un scriptorium et d’une bibliothèque. À l’arrière se trouve un jardin de plantes médicinales. Le logis abbatial du XVe siècle, voisin de l’église, accueillait les abbés. L’abbaye était entourée de remparts dont subsistent aujourd’hui une tour reconvertie en colombier et les anciennes écuries de l’abbé, accolées à cette tour. L’abbaye est remaniée au XVIIe siècle. Elle devient abbaye royale, avant d’être reprise à la Révolution pour d’autres usages -prison, grange, logements, école...
Tour des Archives
Érigée au début du XIVe siècle par les comtes de Savoie, cette tour de défense haute de 31 mètres impressionne par ses murs épais et son glacis en pierre, conçu pour résister aux assauts. À l’origine, on y accédait par des échelles extérieures, aucun escalier n’était prévu ! Appelée autrefois « tour des Archers », elle compte cinq niveaux et de belles fenêtres à meneaux (d’époque Renaissance). Aujourd’hui, elle demeure l’un des repères les plus marquants du paysage d’Ambronay.
Tour Dauphine
Construite au début du XIVe siècle en même temps que la tour des Archives, cette ancienne tour de défense marque l’entrée Est du bourg fortifié. Son glacis rectangulaire, bien visible, témoigne de son rôle stratégique. En 1595, sur ordre d’Henri IV, elle est partiellement détruite par les troupes du maréchal Biron. Ce sont les Mauristes, au XVIIe siècle, qui la reconstruisent sans lui rendre sa hauteur d’origine. L’œil-de-bœuf percé dans la pierre date de cette époque.
Château des Blains
Édifié entre 1858 et 1861 pour Ernest des Blains, maire d’Ambronay de 1870 à 1876, ce château s’élève sur les vestiges d’un château médiéval des comtes de Savoie et d’une demeure fortifiée du XVIe. Ce château est construit avec des pierres récupérées sur les bâtiments de l’abbaye après la Révolution, comme l’indique la devise en latin visible sur le fronton du bâtiment. La bibliothèque, aujourd’hui bureau du maire, conserve de précieux panneaux de noyer issus des stalles du chœur de l’Abbatiale. Acquis par la commune en 1961, le château abrite désormais la mairie. Il est entouré d’un parc paysager et d’un petit lac creusé en 1868.
Hospice de la Conche
Construit grâce aux dons de la famille Cozon dans les années 1730, l’hospice de la Conche apparaît sur un plan de 1760 comme un lieu d’accueil pour les hommes « les plus démunis et de bonnes mœurs » de plus de 60 ans. Composé de quatre logements en enfilade, il était connu des habitants sous le nom de « chambres ». Le bâtiment actuel conserve ses enduits anciens en faux appareillage, rappelant ceux de l’abbaye, ainsi qu’une menuiserie à doubles lames et des clous forgés. Une inscription latine gravée dans la pierre rappelle le nom du bienfaiteur, Gaspard Cozon, et la vocation caritative du lieu.
Tour Veyzoux
Vestige des remparts édifiés en 1340, la tour Veyzoux porte le nom de ses propriétaires du XIVe siècle. Elle était autrefois reliée à la tour de Munet par un mur d’enceinte muni d’un chemin de ronde. Cet alignement, encore lisible dans le paysage, permet d’imaginer le tracé des anciennes fortifications qui entouraient Ambronay. Témoignage discret mais précieux du passé médiéval de la cité, elle veille encore sur le cœur historique.
Venelles et jardins
Parfois couvertes, parfois à ciel ouvert, les venelles sont des passages étroits qui s’insèrent entre les maisons. Elles relient discrètement les places et quartiers à partir de la Grande Rue. À l’arrière, les jardins s’étendent jusqu’aux anciens remparts. Potagers ou vergers, ils offrent depuis les hauteurs de l’abbaye une belle mosaïque végétale. Autrefois, on y cultivait le chanvre pour les draps, les chemises… et les cordes, essentielles aux cloches comme aux engins de guerre.
Place du Bourgneuf
Au cœur du bourg, cette place située à l’intérieur des anciens remparts accueillait les marchés aux bestiaux et les foires ordinaires du samedi. Ce centre névralgique du commerce local jusqu’en 1793 s’est déplacé ensuite sur la Place des Mattes. Véritable témoin de la vie économique d’antan, la place du Bourgneuf conserve encore l’empreinte de son passé animé.
Porte et montée de la Gargouille
La « voûte de la Gargouille », ancienne porte de Lyon, était la principale entrée médiévale de la cité, équipée d’encoches pour la barre de fermeture. Autrefois, Ambronay comptait trois autres portes : la porte de Genève (au Nord), détruite vers 1805 pour le passage des troupes, la porte de Ravinelle (au Sud près du Moulin), tombée en ruines après le rattachement à la France en 1601, et la porte de Merland à l’Est. La montée de la Gargouille, bordée d’échoppes, conserve un bâtiment avec son étal en pierre. Au bout de la rue, un puits assurait l’approvisionnement en eau du quartier.
Maison toit à bascule
Typique de la région bugiste, cette maison se distingue par son toit à bascule, dont l’avancée importante protège la façade et les denrées agricoles des intempéries. Cette toiture particulière équilibre le poids de la charpente grâce à son débord sur la rue, assurant à la fois solidité et fonctionnalité. Un exemple vivant du savoir-faire architectural local, où forme et utilité se rencontrent harmonieusement.
Moulin à céréales
Situé hors des remparts, ce moulin à blé est entraîné par une roue hydraulique actionnée par la Cozance, ruisseau détourné au XIVe siècle par les moines bénédictins. Ces derniers ont créé un réseau hydraulique ingénieux reliant la Cozance au Semard via un canal artificiel, pour alimenter les moulins et irriguer les champs. Sur le linteau de la porte, daté de 1612, trois hérissons sculptés représentent les armoiries de l’abbé Claude Lacoux, illustrant l’importance de l’abbaye dans la vie économique locale.
Maison du gabelou
Le gabelou était chargé de faire respecter la gabelle, impôt très impopulaire sur le sel sous l’Ancien Régime. Chaque habitant devait acheter une certaine quantité de sel par an, même sans en avoir l’usage. Ces agents surveillaient la population pour éviter la fraude, ce qui les rendaient particulièrement impopulaires. Cette maison, dotée de contreforts en pierre, aurait été occupée par l’un de ces collecteurs au rôle aussi officiel que redouté.
Prison prévôtale
Cette ancienne prison se trouve dans une tour du XIIIe-XIVe siècle, à l’angle de la place de la Bouverie. Elle servait de lieu d’enfermement sous l’autorité du prévôt, officier chargé de faire respecter la loi au nom du seigneur ou du roi. Les personnes accusées de vol ou de trouble y étaient détenues en attendant leur jugement. Austère et de petite taille, cette prison rappelle le pouvoir judiciaire local d’autrefois. La croix de Savoie sculptée au-dessus d’une baie marque l’ancienne allégeance au duché de Savoie.
Place des Mattes
Sous l’Ancien Régime, l’hôpital des Mattes aurait été situé sur cette place, bien que son emplacement exact reste incertain. À partir de 1793, elle devient la nouvelle place du marché. À l’intérieur des remparts, elle était alors bordée de jardins en lanière. Les maisons au sud-est pourraient avoir été construites au XIXe siècle avec des pierres issues des anciennes fortifications, témoignant d’un passé réutilisé dans le tissu urbain.
Place des Anciens Combattants
Dominée par l’orangerie du château des Blains, cette place marque la transition entre le bourg et l’abbaye. Au Moyen Âge, elle était séparée de l’espace monastique par un mur d’enceinte percé d’une porte surmontée d’un logement. L’église Saint-Nicolas, alors église paroissiale, se trouvait à cet endroit ; elle fut abandonnée après la Révolution et détruite en 1806. Une halle prit sa place jusqu’en 1970. L’escalier orné d’une fontaine, tel qu’on le connaît aujourd’hui, n’existait pas encore.
Les jardins de l’abbaye
Au cœur de l’ancienne abbaye bénédictine, les jardins d’Ambronay offrent une parenthèse de sérénité. Autrefois, ces espaces abritaient le jardin potager et celui des plantes médicinales destinées à l’infirmerie du monastère située entre les deux tours du XVIIème siècle. Utilisées pour élaborer des tisanes, des remèdes destinés aux moines comme aux voyageurs de passage. Le Centre culturel de rencontre d’Ambronay a prolongé cet héritage en créant un sentier botanique imaginé avec l’artiste-paysagiste Emmanuelle Bouffé et des bénévoles du Centre culturel de rencontre. Ce parcours vous invite à une découverte sensorielle et intuitive des plantes : observer leurs silhouettes, toucher leurs textures, respirer leurs parfums, comprendre leurs usages anciens. Ces plantes balisées à l’aide de galets vous révèlent la richesse souvent méconnue des plantes médicinales sauvages et ordinaires.
Portail central de l’abbatiale
Le premier portail est composé de deux portes séparées par une sculpture représentant la Vierge à l’enfant, le tout surplombé par une scène de la résurrection des morts sur un linteau du XIIème siècle. Dans cette scène siège un personnage barbu identifié comme le prophète Abraham recueillant les âmes des défunts dans les plis de son manteau. À sa gauche, figure le ressuscité emportant le couvercle du cercueil. Le second portail plus au nord est le plus ancien de l’abbaye. Son linteau est entièrement d’origine. Il représente des scènes de la vie de la Vierge Marie (l’annonciation, la visitation, la nativité et la purification de la Vierge). Sur une colonne s’enroule un serpent tentateur, où figurent des pattes symboles du pêché.
Cloître
Le cloître de l’abbaye d’Ambronay, adossé au bas coté droit de l’abbatiale, est un lieu clos réservé aux moines. Espace de déambulation couvert, promenoir des moines, il relie les espaces de prière (église), de réunion (salle capitulaire et parloir), de vie (réfectoire et cuisine) et d’administration. Au centre se trouve un jardin propice à la méditation et à la prière. Au XVII ème siècle, les Mauristes construisent le cloître supérieur. Après le départ des moines en 1791, le cloître change d’usage, il sert de promenoir aux prisonniers politiques enfermés dans les caves, de grange à foin et d’habitation privée.
Gisant de la chapelle Saint-Jacques
Le gisant de Jacques de Mauvoisin, réalisé vers 1430 dans l’abbaye d’Ambronay, rappelle l’importance de cet abbé dans l’histoire du monument. Abbé de 1425 à 1437, il participe à la reconstruction de l’église abbatiale après l’incendie de 1408. Sous son abbatiat sont réalisés plusieurs éléments de style gothique flamboyant, notamment les voûtes de la nef centrale, celles du collatéral sud et le chœur et la chapelle orné de vitraux (XVème). Son tombeau est lui aussi riche en symboles. Jacques de Mauvoisin aurait lui-même déterminé la sculpture qu’il souhaitait. Vêtu des insignes de l’évêque nous observons aussi un lion symbole de force sur lequel repose ses pieds. En l’observant attentivement, on remarque d’ailleurs la présence répétée de ses initiales.
Dalle funéraire de Jean Robellini et de Peronette
La dalle funéraire de Jean Robellini Charpentier et de Peronette, son épouse, est datée de 1497 et se trouve dans la grande nef, au niveau de la 5e travée. Réalisée en pierre, elle mesure 195 cm de haut sur 99 cm de large. Son épitaphe, gravée en latin et en caractères gothiques, mentionne que Jean Robellini, maître charpentier, réalisa la charpente de l’église abbatiale. La dalle représente aussi une hache, un compas et une équerre, en lien avec son métier. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1889.
Stalles derrières le chœur
Le chœur de l’abbatiale, où les moines se rassemblaient pendant les offices en se tenant soit assis soit debout soit en appui sur les miséricordes, conserve 20 stalles dont le haut dossier et le dais ont disparu à la révolution française. Chaque siège est séparé de son voisin par des parcloses surmontés par des appuis sculptés, feuillagés ou figuratifs. Les sièges pouvaient se relever laissant apparaître une miséricorde. Ces stalles datent du XVème siècle. Plusieurs de ces éléments disparus décorent aujourd’hui les boiseries de la bibliothèque de la mairie.
Cadran solaire
L’abbaye d’Ambronay conserve deux cadrans solaires, toujours visibles à leur emplacement d’origine. Au Moyen Âge, ils complètent le rythme donné par les cloches dans l’organisation du temps quotidien. Selon un gnomoniste (spécialiste de construction des cadrans solaires), leur implantation est particulièrement bien choisie. Le premier, situé sur l’aile sud donnant sur la place conventuelle, a conservé son gnomon d’origine (tige métallique créant l’ombre sur le cadran) sa partie peinte a été restaurée en 2011. Il porte les noms des artisans ayant participé aux travaux, ainsi qu’une inscription en grec : « Ce bâtiment est passé de l’ombre à la lumière grâce à eux. » Le second cadran, visible depuis le cloître, a été restauré en 1983.
Échauguette
C’est une petite construction en bois et ardoise couverte en zinc. On y trouvait alors les « clochettes » de l’horloge. L’orientation vers le cloître et la présence des abat-sons montrent qu’elles étaient nécessaires à la vie des moines.
Fontaine au moine en pierre
C’est un bassin monolithe en pierre qui recueille les eaux d’écoulements drainés sous les jardins de l’infirmerie, situé derrière les arcades.
Logis abbatial en réfection
Ce bâtiment a été construit au XVème siècle et servait d’habitation à l’abbé. Il ne reste que deux des trois ailes. Il abrite une cour intérieure pavée de galets. Ce logis communiquait avec l’abbatial par un passage supérieur qui permettait à l’abbé d’assister aux offices.
Réseau hydraulique
Entre 1324 et 1336, la Cozance est déviée grâce à l’action des moines et canalisée en partie. Elle passe pour la première fois à Ambronay, actionne deux moulins et sert à l’irrigation des champs de la plaine possession de l’abbaye. Dans le bourg, l’eau est omniprésente, en atteste les nombreux puits et fontaines.
Musée d’autrefois
À Ambronay, le musée Mémoires d’Autrefois invite à un voyage dans la vie quotidienne d’autrefois. À travers près de 3 800 objets, il fait découvrir les métiers, les gestes et les savoir-faire qui ont marqué le territoire au début du XXe siècle. Outils d’artisans, objets domestiques, vêtements, jouets anciens ou matériel agricole composent un parcours vivant et accessible. Une salle dédiée aux travaux des champs et de la vigne complète la visite, tout comme l’ancien mécanisme de l’horloge du clocher, aujourd’hui présenté au public.
Point festival et Centre culturel de rencontre
Installé dans l’abbaye, le Centre culturel de rencontre d’Ambronay fait vivre le site tout au long de l’année à travers une programmation associant concerts, actions culturelles, formations, résidences d’artistes et projets de transmission. Il développe un travail autour de la musique ancienne, des patrimoines et de la création, en lien avec des artistes, des habitants et des publics variés. Temps fort de cette activité, le Festival d’Ambronay (en septembre-octobre) occupe une place majeure. Consacré à la musique baroque, il accueille chaque année interprètes reconnus, jeunes ensembles et propositions destinées à tous les publics, faisant d’Ambronay un lieu de référence pour ce répertoire.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes et par la commune d'Ambronay
Il est soutenu financièrement par la convention FNADT du Commissariat Massif Central, et par l'appel à projet "patrimoine et numérique" de la Région Auvergne Rhône-Alpes.
Le plan de la commune (visuel de fond) a été réalisé par Laura Catheline - atelier passage.
Les traductions en anglais ont été réalisées par l'Office de tourisme de la Châtaigneraie cantalienne.
Les voix ont été produites et enregistrées par Hélène Poussin - Compagnie « les pieds bleus » (version française), et Nico Productions (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Grégory Dubus et la Mairie d'Ambronay.
Les vidéos ont été produites et réalisées par Petites Cités de Caractère®, Leomedias.
Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes et par la commune d'Ambronay
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Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.





